Face à la flambée des prix des carburants liée aux tensions au Moyen-Orient, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé des mesures exceptionnelles. Un dispositif d’aide destiné à près de 3 millions de travailleurs modestes et un soutien élargi au secteur du BTP sont envisagés, même si leurs modalités restent à préciser.
Une situation exceptionnelle, des mesures exceptionnelles. Alors que l’État est en pleine cure d’austérité, le Premier ministre Sébastien Lecornu a néanmoins annoncé, mardi 21 avril, des mesures pour faire face à l’explosion des coûts des carburants, en lien avec la guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz.
Un dispositif d’aide pour 2,9 millions de travailleurs modestes « grands rouleurs » a été annoncé. Les modalités ne sont toutefois pas encore connues. L’aide pourrait toutefois prendre la forme d’une réduction de 20 centimes d’euro par litre.
« La solution est davantage sur du sur-mesure et un accompagnement spécifique », a insisté Sébastien Lecornu, évoquant « une inflation importée liée à la volatilité des prix ». Le BTP va bénéficier d’un soutien spécifique, en ajoutant à la liste des bénéficiaires de l’aide au GNR les structures de moins de 20 salariés.
Des paramètres à préciser
La Fédération française du bâtiment (FFB) s’est « réjouie que le bâtiment intègre, au 1er mai, la liste des bénéficiaires de l’aide au GNR (gazole non routier) » et a dit attendre « avec impatience » les paramètres de l’aide, qui doivent être présentés par les ministres Roland Lescure et Serge Papin.
« La FFB rappelle toutefois que l’impact de cette guerre ne se limite pas à l’envolée du prix du GNR, mais concerne également celui du gazole routier, alors que le quotidien du secteur est fait de déplacements sur les chantiers », prévient la fédération. Son président, Olivier Salleron, plaide pour une aide « aussi large que possible », qui doit bénéficier à toutes les TPE-PME.







