La flambée des prix de l’énergie liée aux tensions au Moyen-Orient pèse sur l’économie française. Le secteur du bâtiment alerte sur une hausse des coûts et des perspectives incertaines pour 2026.
Le conflit au Moyen-Orient impacte fortement les économies du monde entier. La France ne fait pas exception. Si bien que l’Insee a revu à la baisse ses prévisions de croissance et prévoit une hausse de l’inflation.
La fermeture du détroit d’Ormuz entraîne une hausse du prix du baril de pétrole, ce qui, par rebond, impacte de nombreuses industries. Les entreprises du bâtiment, et en premier lieu les industries liées à la fabrication de matériaux, ne font pas exception.
« Une hausse inévitable » ?
La Fédération française des industriels de la préfabrication béton (FIB) a ainsi déploré « une hausse inévitable » des coûts du ciment, de l’acier et des carburants, pouvant impacter le coût des projets.
« Après trois années de crise, les perspectives pour l’année 2026 s’annoncent particulièrement préoccupantes, avec un risque réel de voir les espoirs de reprise s’éloigner durablement », écrit la FIB.
Un appel au gouvernement en période de rigueur budgétaire
La filière en appelle au gouvernement, en pleine cure budgétaire, pour prendre des mesures afin de réduire l’impact et préserver ses entreprises ainsi que la dynamique du secteur de la construction.
De son côté, la Fédération française du bâtiment, moins alarmiste, s’étonne « des avertissements de hausse des prix des matériaux », alors que, selon elle, « la situation actuelle n’est pas celle de 2022-2023 et le secteur ne connaît pas de pénurie de matériaux ».
La Fédération a demandé la remise en place de l’observatoire public des prix des matériaux de construction, afin de prolonger les pratiques de prix sur certains marchés, avec des révisions de prix calées sur les index BTP calculés par l’Insee.
Olivier Salleron, président de la FFB, en a appelé « à la responsabilité des acteurs de la filière » et à celle du gouvernement pour prendre « position en faveur de marchés publics et privés signés à prix révisables, seule façon de se couvrir avec justesse contre des évolutions de coûts difficiles à prévoir ».







