Le vieillissement démographique devrait entraîner une forte baisse des constructions neuves en France d’ici 2050 et exigera une profonde adaptation de l’existant.
La raison est toute simple, le recul de la démographie. Une étude publiée en avril et réalisée par le cabinet Xerfi a en effet estimé que les besoins en construction neuve en France diminueront significativement d’ici 2050.
« D’ici à l’horizon 2050, la population âgée devrait progresser de près de 4 millions de personnes, tandis que les autres classes d’âge connaîtront une évolution plus modérée et que la population active tendra à se contracter. », écrit le cabinet. Conséquence, les mises en chantier devraient reculer de 40%, en passant d’environ 360 000 actuellement à 220 000. Les logements occupés par une à deux personnes sans enfants représenteront les trois quarts des ménages.
Le phénomène sera d’autant plus marqué dans les zones rurales, les anciennes zones industriels, le Nord et l’Est de la France. Fragilisant encore un peu plus ces territoires.
Un constat déjà fait par le SDES
« D’ici 2050, la France ne manquera pas de logements. Elle manquera de logements adaptés », prévient Xerfi. Le cabinet de conseil estime que le secteur de la construction sera davantage porté par le renouvellement du parc que par son extension. Et ce, afin de favoriser le maintien à domicile des seniors, de répondre aux contraintes thermiques, à la rareté du foncier, au risques climatiques.
Ce n’est pas la première fois qu’une étude fait état d’un tel constat. L’année dernière, Le les services statistiques du gouvernement (SDES) avait établi à 208 000 le nombre de nouvelles résidences principales pour répondre à la demande chaque année entre 2020 et 2030, puis 194 000 d’ici 2050.








