Bouygues Bâtiment France, à travers son pôle d’expertise bois WeWood, déploie une nouvelle solution de cloison séparative à ossature bois destinée aux logements, aux bâtiments tertiaires et aux établissements recevant du public. Développée afin de réduire l’impact carbone du second œuvre, cette innovation vient remplacer les traditionnelles ossatures métalliques tout en conservant les performances réglementaires et les habitudes de mise en œuvre des entreprises. Le programme résidentiel NEOZ, à Castelnau-le-Lez (Hérault), constitue la première application opérationnelle de cette solution.
Décarboner un lot encore dominé par l’acier
Si le bois s’impose progressivement dans les structures et les façades, les cloisons séparatives restent encore majoritairement réalisées à partir d’ossatures métalliques.
WeWood a ainsi développé une solution utilisant des montants et semelles en bois afin de réduire l’empreinte carbone de ces ouvrages sans modifier les méthodes de pose des entreprises de plâtrerie. La cloison associe une ossature bois, des isolants minéraux ou en fibre de bois et des plaques de plâtre développées en partenariat avec Siniat, filiale du groupe Etex. Selon Bouygues Bâtiment France, cette solution permet de diviser par deux l’impact carbone des cloisons séparatives, avec environ 12 kg de CO₂ équivalent par mètre carré contre près de 25 kg pour une solution métallique conventionnelle.
Des performances identiques aux solutions traditionnelles
Développée pour répondre aux exigences applicables aux séparations entre logements ou entre logements et circulations, la cloison garantit les performances attendues en matière d’acoustique, de résistance au feu et de stabilité mécanique.
L’épaisseur des ouvrages reste comparable à celle des cloisons à ossature métallique, permettant une intégration sans incidence sur les surfaces habitables ou l’organisation des espaces. Cette compatibilité autorise son utilisation dans des opérations neuves ou en réhabilitation, aussi bien dans le logement collectif que dans les bâtiments tertiaires ou les équipements publics.
Une innovation issue du programme InnoCup
La solution est née dans le cadre du concours interne « InnoCup » organisé par Bouygues Construction. Lauréat de l’édition 2023 dans la catégorie Environnement et Durabilité, le projet a ensuite été développé par les équipes de WeWood, structure dédiée à l’accélération de l’usage du bois au sein de Bouygues Bâtiment France. Le partenariat engagé avec Siniat a permis de qualifier les performances techniques de la cloison et de valider sa mise en œuvre dans des conditions réelles de chantier.
NEOZ, premier chantier démonstrateur
Le programme résidentiel NEOZ, développé par Linkcity et Swiss Life Asset Managers France à Castelnau-le-Lez, accueille la première mise en œuvre de cette innovation.
Réalisée par Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest avec l’entreprise SIAP pour le lot cloisons, cette opération permet de tester la solution à l’échelle d’un projet résidentiel. Pour Bouygues Bâtiment France, cette première application s’inscrit dans une stratégie plus large de décarbonation des bâtiments. L’objectif du groupe est de réduire de 30 % l’empreinte carbone de ses activités de construction d’ici 2030.
Un nouveau débouché pour le bois
Au-delà de la seule innovation technique, cette cloison à ossature bois illustre l’élargissement progressif des usages du matériau dans le bâtiment. Longtemps cantonné aux structures ou aux revêtements, le bois trouve désormais sa place dans des lots de second œuvre où l’acier reste prédominant. Cette évolution ouvre de nouveaux débouchés pour la filière tout en contribuant à la réduction de l’empreinte carbone des constructions.








