Après la réouverture de la cathédrale en décembre 2024, une nouvelle étape s’engage dans le vaste chantier de restauration de Notre-Dame de Paris. L’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris annonce le lancement de deux interventions emblématiques : la restauration de la rose occidentale et de la façade nord du transept. Les travaux débuteront en 2027 et s’inscrivent dans un programme global de restauration qui se poursuivra jusqu’en 2033.

La réouverture de Notre-Dame de Paris au public n’a pas marqué l’achèvement de sa restauration. Si les travaux engagés après l’incendie de 2019 ont permis de sauver l’édifice et de le rendre à nouveau accessible, de nombreuses parties du monument présentaient déjà, avant le sinistre, d’importantes dégradations liées au vieillissement et aux intempéries. Afin d’assurer la conservation durable de la cathédrale, l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris a finalisé un schéma directeur qui prévoit une douzaine d’opérations de restauration à conduire entre 2026 et 2033.

Deux interventions majeures dès 2027

Les deux premières opérations concernent des éléments emblématiques de la cathédrale.

La première portera sur la rose occidentale, située au centre de la façade principale. Principalement composée de vitraux médiévaux, elle n’a pas fait l’objet d’une restauration complète depuis le XIXᵉ siècle. L’intervention permettra de traiter les désordres accumulés au fil du temps, mais aussi de réparer les dommages provoqués par un épisode de grêle survenu en 2025. Une verrière de protection sera installée côté extérieur afin de préserver durablement les vitraux des intempéries.

La seconde concernera la façade nord du transept, édifiée au milieu du XIIIᵉ siècle par Jean de Chelles. Très encrassée, cette élévation conserve un remarquable ensemble de sculptures médiévales, dont la monumentale Vierge du trumeau, l’une des plus importantes statues d’origine encore en place sur les portails de Notre-Dame. Le chantier prévoit le nettoyage des parements, la restauration de la statuaire et la conservation des décors sculptés.

Un programme de restauration jusqu’en 2033

Ces deux opérations s’inscrivent dans un programme beaucoup plus vaste. Celui-ci comprend notamment la restauration des trois grandes roses, des façades de la nef, des arcs-boutants, des vitraux des tribunes et des chapelles, des tours et de leurs célèbres chimères, ainsi que du presbytère. Certaines interventions sont déjà engagées, notamment sur le chevet et ses 22 arcs-boutants, dont le rôle structurel est essentiel, ainsi que sur la sacristie du XIXᵉ siècle, dont les façades, les décors sculptés et la couverture font actuellement l’objet d’une restauration. L’ensemble de ce schéma directeur représente un investissement estimé à près de 150 millions d’euros, dont environ 130 millions restent à financer grâce au mécénat et aux dons.

Préserver un monument pour les générations futures

Au-delà de la réparation des dommages causés par l’incendie, cette nouvelle phase traduit une ambition plus large : restaurer l’ensemble de la cathédrale afin d’assurer sa transmission dans les meilleures conditions.

La restauration de la rose occidentale et de la façade nord marque ainsi une nouvelle étape dans un chantier patrimonial exceptionnel, qui conjugue expertise scientifique, savoir-faire des métiers d’art et mobilisation de nombreux partenaires au service de l’un des monuments les plus emblématiques du patrimoine mondial.

Photo : La rose occidentale, en grande partie médiévale, est au centre de la façade donnant sur le parvis. Elle n’a pas été restaurée depuis le XIXe siècle. Sa restauration permettra de traiter des pathologies anciennes et de soigner les dommages causés par un épisode de grêle survenu en mai 2025. De plus, pour protéger les vitraux des intempéries futures, une verrière de doublage sera installée. Les travaux débuteront courant 2027. David Bordes © Rebâtir Notre-Dame de Paris

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