L’Union sociale pour l’habitat (USH) suggère de généraliser l’installation de brasseurs d’air et de volets pour adapter les logements sociaux face aux épisodes de canicule. Montant de la facture : 8,6 milliards d’euros selon ses calculs.
Adapter les logements sociaux au réchauffement climatique va coûter cher. L’installation de volets et de brasseurs d’air coûterait 8,6 milliards d’euros aux bailleurs sociaux, d’après l’Union sociale pour l’habitat (USH).
Sa présidente, Emmanuelle Cosse, a déclaré que face à la « répétition des canicules, il va falloir intervenir rapidement ». Pour ce faire, l’USH a mis sur pied un plan d’action pour l’habitabilité des logements sociaux en cas de fortes chaleurs. Objectif : installer un brasseur d’air dans au moins une pièce et des volets ou occultants à chaque fenêtre. Des « solutions rapides, de bon sens et efficaces » qui, pour l’heure, ne sont installées que dans 56 % des logements HLM pour les volets, et 3 % pour les brasseurs d’air.
Autour de 3 000 € par logement
D’après les calculs de l’USH, l’installation de volets coûterait entre 2 875 et 3 500 euros par logement, et celle d’un brasseur d’air entre 300 et 500 euros. Soit une facture totale de 8,6 milliards d’euros. À noter que ce calcul ne concerne que le parc social familial métropolitain, et n’intègre donc pas les résidences sociales, les résidences seniors et étudiantes, ni l’outre-mer. Le coût s’élève à 2,8 milliards d’euros rien que pour la partie sud de la France métropolitaine et les centres urbains, jugés prioritaires.
Voilà pour le constat. Reste à déterminer, si ce plan venait à être adopté, comment il serait financé, et par qui. D’autant que « c’est un enjeu important, mais qui s’ajoute à tous les autres enjeux de rénovation du parc [et] d’adaptation au vieillissement », a ajouté Emmanuelle Cosse, qui a regretté un manque de réflexion autour de la question du financement.






