La CAPEB hausse le ton. Face au mécontentement de la filière, lié entre autres aux dispositifs publics comme MaPrimeRénov’, jugés trop complexes, et à « l’iniquité fiscale entre les entreprises du bâtiment », l’organisation professionnelle appelle à une mobilisation nationale le 17 décembre prochain.

Stabiliser MaPrimeRénov’

La CAPEB avait lancé une consultation qui avait reçu quelque 5 000 réponses de ses adhérents. Il en était ressorti que 79 % des répondants considéraient MaPrimeRénov’ comme déterminante pour déclencher des travaux. 60 % déclaraient en outre que leur chiffre d’affaires dépendait pour grande partie de ce dispositif, jusqu’à 50 % parfois.

« Mais les récentes évolutions ont créé une véritable crise. 62 % des artisans constatent une baisse d’activité, 51 % dénoncent une perte de temps massive liée à l’instabilité des règles, 46 % subissent des difficultés financières dues à des délais de paiement trop longs et 12 % rapportent même une hausse des litiges avec leurs clients », écrit la CAPEB dans un communiqué.

En effet, cette année, le dispositif MaPrimeRénov’ a fait l’objet de nombreux réajustements allant dans le sens d’un durcissement de l’octroi des aides. L’installation de chaudières biomasse n’est par exemple plus éligible.

Les artisans, eux, plaident pour un maintien du soutien public à la rénovation énergétique, « mais dans une version simplifiée, stable et co-construite avec eux », un accès simplifié aux aides et la mise en place d’un parcours de rénovation par étapes.

REP : un besoin de simplification

Autre point de crispation : la REP PMCB, dont les artisans jugent la mise en œuvre « inadaptée aux réalités du terrain », et qui suscite une nouvelle fois des appels à plus de simplicité et de lisibilité, une unification des règles en point de collecte, la suppression des pré-inscriptions et la création d’un outil national pour réaliser les démarches. L’organisation professionnelle donne notamment l’exemple du maillage des points de collecte, où les règles de reprise sont hétérogènes, et où les outils numériques mériteraient d’être harmonisés.

Pour plus d’équité entre les entreprises, la CAPEB appelle également à un abaissement du seuil de franchise en base de TVA à 25 000 euros pour le secteur du bâtiment, à limiter le statut de micro-entreprise à deux ans, et demande au gouvernement de mettre sur pied un accompagnement obligatoire vers un régime de droit commun.

Les mobilisations, elles, ont semble-t-il déjà débuté dans d’autres corps d’activité. Une soixantaine de professionnels ont manifesté à Paris, à la suite de l’appel du Syndicat français des chaudiéristes biomasse (SFCB) à manifester afin d’exiger que les chaudières biomasse (bois et granulés) puissent de nouveau être éligibles aux monogestes MaPrimeRénov’.

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