Selon le gouvernement, près de 40% de la baisse par rapport au 1er janvier 2024 est imputable à la réforme du calcul du DPE (Diagnostique de performance énergétique) pour les petites surfaces.

La France compte 30,9 millions de résidences principales. Parmi elles, 12,7% – soit environ 3,9 millions – sont considérées comme des « passoires énergétiques », donc étiquetées F et G au DPE.

400 000 passoires en moins

Un chiffre qui a reculé de 327 000 logements par rapport au 1er janvier 2024 et de 836 000 logements par rapport au 1er janvier 2023, a indiqué le service SDES (Statistique publique de l’énergie, des transports, du logement et de l’environnement) du ministère du logement.

Et si l’on prend l’ensemble des 37,4 millions de logements du parc (résidences principales, résidences secondaires, logements vacants), le nombre de passoires au 1er janvier 2025 était estimé à environ 5,4 millions, soit 14,4% du total. En baisse de 1,2 point comparé à la même période en 2024. Ce qui correspond à environ 400 000 logements.

Une fausse bonne nouvelle

Sauf que cette baisse n’est pas le fruit d’une accélération spectaculaire des rénovations énergétiques, mais plutôt, de la récente réforme du Diagnostic de Performance Énergétique.

Le gouvernement indique effectivement dans son infographie que 40% de la baisse par rapport au 1er janvier 2024 peut être imputée à la réforme du DPE pour les petites surfaces entrée en vigueur au 1er juillet 2024. Depuis cette date, la part des logements classés F passe est passé de 8,1 % à 7,9 %, soit – 60 000 logements, et celle des logements G de 5,7 % à 4,8 %.

Une baisse difficile à interpréter

« Sur l’ensemble des résidences principales on estime que 38 % (160 000 logements NDLR) de la baisse des passoires énergétiques estimée entre le 1er janvier 2024 et le 1er janvier 2025 serait liée à la réforme des seuils pour les petites surfaces » Pour le reste, le gouvernement estime que l’évolution à la baisse peut être interprétée de plusieurs manières. Une amélioration de la performance énergétique du parc, mais aussi « d’éventuels effets de comportement tant des diagnostiqueurs que des propriétaires, ce qui ajoute à l’incertitude inhérente à tout travail de modélisation statistique. »

Avec la modification du facteur de conversion en énergie primaire de l’électricité qui interviendra au 1er janvier 2026 se sont 700 000 résidences principales qui ne seront plus considérées comme passoires. Soit une baisse (artificielle ?) qui porterait le nombre de passoires énergétique à 3,2 millions de résidence principales, soit environ 10,4% du parc de résidences principales.

 

 

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