La Mission Patrimoine dévoile les dotations attribuées aux 18 sites emblématiques retenus en 2026. De 100 000 à 500 000 euros seront accordés à ces édifices et ensembles patrimoniaux répartis en métropole et outre-mer, pour un montant total de 7,45 millions d’euros.
La neuvième édition du Loto du patrimoine entre dans une nouvelle phase. Après l’annonce des sites retenus cette année, la Mission Patrimoine pour la sauvegarde du patrimoine en péril, portée par Stéphane Bern et déployée par la Fondation du patrimoine avec le soutien du ministère de la Culture et de FDJ United, précise les aides attribuées aux 18 sites emblématiques des régions. Les dotations s’échelonnent de 100 000 à 500 000 euros. Elles viennent compléter les aides publiques et privées ainsi que l’autofinancement des porteurs de projets afin de couvrir leurs besoins de financement, dans la limite de 500 000 euros par site.
Dix sites reçoivent 500 000 euros
La dotation maximale de 500 000 euros est attribuée à plusieurs opérations importantes. Elle bénéficiera notamment à l’ancienne Maison de la culture de Bourges, au couvent Saint-François d’Orezza en Haute-Corse et au château de Paley, en Seine-et-Marne. Sont également concernés Fort Boyard en Charente-Maritime, la Manufacture Royale de Montolieu dans l’Aude, la ferme modèle du château de la Valette à Villiers-Charlemagne en Mayenne et Fort Queyras dans les Hautes-Alpes. Outre-mer, la maison de l’historien Lacour à Basse-Terre, en Guadeloupe, bénéficie également d’une aide de 500 000 euros.
Les autres dotations se situent entre 100 000 et 450 000 euros. La synagogue de Phalsbourg, en Moselle, et le château de Médavy, dans l’Orne, recevront chacun 450 000 euros. Le château royal de Senlis et l’usine de Beaufonds à La Réunion obtiennent 400 000 euros. La Fosse Dionne à Tonnerre, l’église Notre-Dame-de-la-Visitation au Gros-Morne en Martinique et la mosquée d’Antana-Bé à Chirongui, à Mayotte, bénéficieront de 350 000 euros. Les Grands Thermes de Châtel-Guyon et la chapelle Notre-Dame du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon recevront 300 000 euros. Enfin, 100 000 euros sont attribués au moulin de l’habitation Loyola à Rémire-Montjoly, en Guyane.
Plus de 1 080 sites accompagnés depuis 2018
Créée en 2018 à la suite de la mission confiée l’année précédente à Stéphane Bern, la Mission Patrimoine associe la Fondation du patrimoine, le ministère de la Culture et FDJ United. Elle vise à identifier des édifices et ensembles menacés et à mobiliser des financements pour leur restauration. Depuis sa création, plus de 1 080 sites ont bénéficié d’un soutien. Selon la Fondation du patrimoine, plus de 70 % des projets sélectionnés sont aujourd’hui sauvés ou en passe de l’être. 514 chantiers sont terminés et 281 sont encore en cours. Au total, plus de 383 millions d’euros ont été mobilisés pour les travaux des sites retenus depuis 2018. Plus de 210 millions proviennent du Loto du patrimoine, auxquels s’ajoutent 118 millions d’euros de crédits du ministère de la Culture pour les monuments historiques et 55 millions réunis par la Fondation du patrimoine grâce aux dons, au mécénat et à ses ressources propres.
Du péril à la valorisation du patrimoine
La sélection ne repose pas uniquement sur l’état sanitaire des bâtiments. Pour l’édition 2026, près de 650 nouvelles candidatures ont été examinées. Quatre critères sont pris en compte : l’intérêt patrimonial et culturel du site, son état de péril, la maturité du projet de restauration ainsi que son impact territorial et les perspectives de valorisation. Cette diversité se retrouve dans la sélection 2026. Édifices religieux, châteaux, patrimoine thermal et industriel, ouvrages militaires ou encore patrimoine hydraulique composent la liste des sites emblématiques. Les montants destinés aux 100 sites départementaux, dont la sélection a été annoncée fin août, seront quant à eux connus à la fin de l’année. Ils dépendront notamment des recettes générées par l’édition 2026 des jeux Mission Patrimoine.
La sélection pour 2027 est par ailleurs déjà ouverte. Les candidatures pour les futurs sites emblématiques devront être déposées avant le 15 novembre 2026, tandis que les dossiers concernant les sites départementaux pourront être présentés jusqu’au 28 février 2027.











