L’UFME alerte sur des pratiques de prescription imposant une performance thermique unique pour les menuiseries, qui soulèvent des enjeux techniques, économiques et environnementaux.

Suite à des remontées de ses adhérents, l’UFME (Union des Fabricants de Menuiseries) a alerté sur une approche identifiée qu’elle juge « simpliste » et « ultra sécuritaire », adoptée par des bureaux d’études depuis quelques mois, lors de la prescription dans les CCTP (Cahiers des Clauses Techniques Particulières), pour entrer dans les clous des exigences réglementaires en matière de performance énergétique et environnementale. Celle-ci consiste à imposer une performance thermique (Uw) unique pour toutes les menuiseries, et ce, quelle que soit la dimension et la destination des produits.

Or, ces pratiques sont contreproductives selon l’UFME, car plus chères et plus carbonées, pouvant ainsi menacer l’équilibre technique et financier d’un projet. Contactés par Batijournal, Philippe Macquart, délégué général de l’UFME, et Ludivine Menez, déléguée technique, donnent pour exemple « le risque de prescrire du triple vitrage, plus carboné et à un coût plus élevé ».

Dialoguer entre BE et fabricants

Et d’ajouter : « C’est un raccourci simpliste de la réglementation. En neuf, la performance se calcule à l’échelle du bâtiment. Pour une même gamme, la performance thermique dépend de la dimension de la menuiserie et de la surface vitrée. Exiger la même performance pour une petite fenêtre est difficilement compatible avec les techniques courantes. »

Le syndicat défend une approche basée sur l’analyse technique et le dialogue entre bureaux d’études et fabricants. « Notre position vise à encourager une étude thermique complète qui aboutisse à une prescription réalisable tant en termes techniques que de coûts », ajoutent Philippe Macquart et Ludivine Menez.

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