La Fédération française du bâtiment soutient les arbitrages gouvernementaux sur la refonte de la REP PMCB, mais s’oppose aux nouvelles augmentations tarifaires des éco-organismes.

La Fédération française du bâtiment (FFB) a réaffirmé son soutien aux arbitrages rendus par le gouvernement dans le cadre de la refonte de la REP PMCB, et a dénoncé, mardi, la hausse des barèmes annoncée par les éco-organismes.

« Aller à l’encontre des décisions prises par le gouvernement, c’est ignorer le surcoût insoutenable pour la filière du bâtiment qui en résultera sur le prix des matériaux. », écrit la fédération dans un communiqué.

« La FFB soutient les arbitrages rendus par le ministre Lefèvre, qui vont dans le bon sens. Mais la refondation ne peut pas se résumer à un exercice de communication alors même que les barèmes continuent d’augmenter, notamment pour combler les déficits. », a déclaré Olivier Salleron, président de la FFB.

Pour rappel, en mars, après un an de concertation, le gouvernement avait dévoilé son projet de refonte de la REP PMCB. La réforme avait globalement été saluée par les professionnels du bâtiment, mais vivement critiquée par les collectivités, qui redoutent un déséquilibre financier à leur détriment. Les textes réglementaires sont actuellement en consultation et doivent être publiés à l’été, pour une application au 1er janvier 2027.

Une période de transition s’amorce donc, mais elle « ne saurait servir de prétexte à des augmentations de barèmes. ». Or, les quatre organismes de la filière ont augmenter leurs barèmes pour 2026, « qui touchent notamment les filières matures — inertes, bois, plâtre — que la réforme s’était pourtant promis de soulager. ».

Geler les hausses

En effet, il est prévu de baisser les coûts de la REP en différenciant les matériaux matures comme les inertes, le métal, le bois et le plâtre, disposant de leur propre chaîne de valeur fonctionnelle et mature pour le recyclage, et les matériaux non matures tels que les laines de verre, les plastiques, les huisseries ou les membranes bitumeuses, qui doivent encore structurer leur chaîne de valeur.

« C’est sur cette promesse que les artisans et entrepreneurs ont accepté de s’engager dans ces travaux aux côtés de l’État. » Une situation qui s’ajoute aux hausses tarifaires des matériaux, impactés par la guerre au Moyen-Orient.

À titre d’exemple, chez Valobat, le prix HT par m³ pour les éléments de couverture en bois massif brut était de 4,38 € en 2025 et est passé à 5,91 € en 2026. Autre exemple : les enduits intérieurs organiques (pâte > 25 kg) sont passés de 80 € HT/tonne à 88 € HT/tonne. Les barèmes sont accessibles en ligne.

« Alourdir encore les charges qui pèsent sur la filière est irresponsable. » s’inquiète la FFB, qui demande le gel des hausses annoncées. « La FFB sera intransigeante dans les négociations à venir », prévient Olivier Salleron. Elle demande également une « transparence totale » sur la manière dont sont conçus les barèmes.

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