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Intervenante : Isabelle Delannoy – Fondatrice de l’agence stratégique DO GREEN
Auteur du livre « L’économie symbiotique »

Isabelle Delannoy : « L’agence stratégique DO GREEN est une agence qui conseille les organisations, les territoires, les entreprises sur le déploiement de cette nouvelle économie et allant vers ce que j’appelle l’économie symbiotique. L’économie symbiotique c’est la découverte que beaucoup des logiques économiques et productives qui se développent, se re développent ces cinquante dernières années, qui prennent de l’ampleur. Ça va être l’économie collaborative, circulaire mais aussi la permaculture, l’agro écologie, open source… tous ces concepts qui montent énormément forment une même logique, sont structurés de la même façon et que cette structure a émerger dans toutes les activités, à toutes les échelles ; quelque chose de mondial qui forme une économie complète. Il y a une nouvelle économie qui fonctionne sur une logique radicalement innovante qui est apparue. Une économie de type régénératrice plutôt que notre économie actuelle davantage extractive.

Quand toutes ces logiques sont rassemblées, elles forment un phénomène de symbiose entre l’activité humaine et la planète. La symbiose est un phénomène écologique qui est la complémentarité entre 2 espèces vivantes très différentes qui vont se donner des bénéfices mutuelles en s’associant. Parce que l’espèce humaine produit, elle va régénérer en utilisant ses principes les éco-systèmes vivants et les liens sociaux. Cette nouvelle économie va faire appel au vivant, l’aspect biomimétique de cette économie. Par exemple, pour épurer des eaux usées, on va utiliser la capacité naturelle des écosystèmes vivants pour épurer des eaux usées et l’intelligence humaine qu’on va associer va nous en faire des jardins avec un vrai aspect paysager. 

C’est une économie en réseau qui va favoriser la diversité donc qu’est-ce que ça veut dire au niveau d’un bâtiment ? Un bâtiment s’inscrit dans son territoire, son environnement proche ; on va pouvoir utiliser les équipements paysagers. Et on va penser le bâtiment comme un écosystème avec des espaces privés puis des espaces mutualisés. 

Il faut un changement de regard, c’est une économie qui permet d’aller vraiment vers le zéro extraction tout en faisant de la croissance économique. Les solutions ont les a toutes, il faut y croire, il faut aussi arrêter de parler de l’écologie d’une façon négative et des défis à relever sur la contrainte. Les dynamiques nouvelles positives qui sont plutôt vers l’efficience en répondant vraiment aux enjeux tout en apportant du confort et du bien-être »