Bouygues Bâtiment France, via son pôle d’expertise WeWood, présente une nouvelle cloison séparative à ossature bois développée avec Siniat (groupe ETEX). Cette innovation pour objectif une réduction significative de l’empreinte carbone du second œuvre tout en conservant les performances techniques et les habitudes de mise en œuvre des entreprises.

La décarbonation de la construction passe aussi par les lots de second œuvre. Avec cette nouvelle cloison séparative, Bouygues Bâtiment France s’attaque à un poste dont l’impact environnemental est de plus en plus visible, notamment dans les bâtiments à structure bois.

Le principe consiste à remplacer les montants et rails métalliques traditionnels par une ossature en bois, associée à des plaques de plâtre Siniat et à un isolant minéral ou biosourcé. Le système conserve les mêmes épaisseurs ainsi que les performances acoustiques, mécaniques et de résistance au feu des cloisons conventionnelles.

Selon Bouygues Bâtiment France, cette évolution permet de réduire d’environ 50 % l’empreinte carbone des cloisons séparatives, qui passe d’environ 25 à 12 kg CO₂e/m². Pour Christelle Atié, chargée de projets bio et géosourcés au sein de WeWood, l’objectif consistait à identifier un levier de décarbonation efficace sans modifier les modes de construction : « Nous cherchions à décarboner un lot du second œuvre qui restait dominé par l’ossature métallique, sans complexifier le travail des plaquistes ni faire de compromis sur les performances du bâtiment. » 

Un procédé sous ATEx

Développée en partenariat avec Siniat, la solution a également été pensée pour faciliter son adoption sur les chantiers. « Nous avons conçu cette cloison pour qu’elle s’intègre dans les pratiques habituelles des plaquistes. On remplace simplement les montants et les rails métalliques par des éléments en bois ; ils conservent leurs repères et leurs méthodes de travail », explique Vivien Bonnelles, Product Marketing Director & Innovation chez Siniat (Groupe ETEX).

Le procédé bénéficie d’une ATEx spécifique et trouve sa première application sur le programme résidentiel NEOZ, à Castelnau-le-Lez (Hérault), développé par Linkcity et réalisé par Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest. Cette première réalisation doit permettre de valider la solution en conditions réelles avant un déploiement plus large sur les opérations du groupe.

À terme, cette option technique pourra être développé en préfabrication et contribuer à accélérer la décarbonation des bâtiments sans modifier les usages ni les performances attendues des ouvrages.

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