Guillaume Meunier est consultant chez l’IFPEB (Institut Français pour la Performance du Bâtiment), une association loi 1901 qui vise à améliorer la performance du bâtiment. Avec batijournal TV, il revient sur les bonnes pratiques pour parvenir à diminuer l’impact carbone du bâtiment, alors que le cadre réglementaire se durcit. 

Guillaume Meunier est responsable du Hub des prescripteurs bas carbone, un groupe de travail réunissant une centaine d’acteurs du secteur qui réfléchissent aux bonnes pratiques pour parvenir à diminuer l’impact carbone du bâtiment. « On regarde la RE2020, ses limites, comment la pousser dans ses retranchements », explique-t-il. Le groupe travaille également sur les échéances des seuils progressifs de 2028 et 2031. Une réglementation qui, selon Guillaume Meunier, « est un cadre absolument génial pour décarboner » et qui doit être « suffisamment difficile pour que les acteurs actent la transformation ».

Comment y arriver ? Si les biosourcés offrent des avantages, il existe d’autres leviers pour atteindre les objectifs de 2028, dont certains sont même gratuits. « Si vous faites bien votre ACV (Analyse de Cycle de Vie), vous pouvez choisir des matériaux qui sont avantagés en carbone sans que ça vous coûte plus cher (…) c’est vrai parce que les industriels, eux, ont fait d’énormes efforts de décarbonation », d’autant que ces derniers ont compris qu’ils avaient un avantage compétitif à faire du bas carbone, en France, où la RE2020 oriente le marché, mais aussi à l’étranger, où le même mouvement s’opère.

En 2031, la complexité montera encore d’un cran et les modes constructifs seront davantage impactés, avec une utilisation plus courante des bétons bas carbone et des matériaux biosourcés. « Les pratiques du bâtiment béton standard traditionnel, très vitré, ne devraient plus fonctionner en seuil 2031. »

Le plateau batijournal TV est organisé par Batimat et STM Presse, avec le soutien du CODIFAB et en partenariat avec les magazines 5façades et Wood Surfer.

Une émission animée par Stéphane Miget.

 

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