Le trafic illégal de biens culturels ne constitue pas une pratique récente, toutefois les conflits au Moyen-Orient (Égypte, Irak, Syrie, Yémen) et en Afrique (Libye, Mali) ont amplifié le phénomène. Des pans entiers du patrimoine culturel ont été endommagés ou détruits notamment par Daech : le musée de Mossoul, les sites antiques de Ninive, Nimroud et Hatra en Irak, de Palmyre en Syrie. Des actes qui alimentent les réseaux par lesquels transitent les objets volés ou pillés. Le combat contre ce trafic doit en permanence s’adapter aux situations d’urgence et aux nouvelles pratiques observées, notamment la vente sur Internet. Pour faire face à ces défis, l’ICOM (Observatoire international du trafic illicite des biens culturels) a développé de nouveaux outils de recueil d’informations et de sensibilisation en renfort des législations nationales et internationales existantes. Ces mesures consistent en :

  • l’élaboration des Listes rouges de biens culturels en péril depuis 2000 ;
  • la création de l’Observatoire international du trafic illicite des biens culturels en décembre 2012, un projet de trois ans mis en œuvre par l’ICOM avec le soutien financier de la Commission européenne ;
    et en cette fin d’année 2015,
  • la publication de la Liste rouge d’urgence des biens culturels libyens en péril ;
  • l’édition et la diffusion d’une publication, en anglais : Countering Illicit Trafic in Cultural Goods – The Global Challenge of Protecting the World’s Heritage (Contrer le trafic illicite des biens culturels : un défi pour la protection du patrimoine mondial).

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