Au lendemain de l’intervention du président de la République du lundi 16 mars 2020 concernant les nouvelles dispositions pour faire face à la propagation de l’épidémie touchant le pays, l’Unep a recommandé aux entreprises du paysage de cesser leurs activités – sauf exception ou contrainte de travail. Cette disposition était en effet la seule permettant de garantir totalement la sécurité des salariés, des chefs d’entreprise et de la société civile.

Cette recommandation a été prise en cohérence à la fois avec l’ordre de confinement porté par le chef de l’Etat et avec les annonces du gouvernement concernant la généralisation du dispositif d’activité partielle pour toutes les entreprises qui en feraient la demande.

Or, depuis le 17 mars, les annonces gouvernementales et les informations contradictoires se sont multipliées concernant la continuité de l’activité de la filière : les différentes institutions en contact avec les entreprises au cœur des territoires (inspection du travail, donneurs d’ordres publics, corps de police et de gendarmerie) ont porté des messages allant parfois à l’encontre des directives gouvernementales.

En l’état et à l’heure actuelle, l’Unep ne dispose pas des informations et garanties permettant aux chefs de petites et de grandes entreprises de reprendre sereinement et dans des conditions de sécurité strictes leurs activités.

Après avoir interpelé la ministre du Travail et le Premier ministre pour demander une clarification sur la prise en charge financière de l’activité partielle, l’Unep da demandé au gouvernement de tenir et d’appliquer un discours clair et unique sur les aspects de :

  • la sécurité des missions et du travail, pour tous ;
  • la responsabilité des chefs d’entreprise ;
  • la prise en charge de l’activité partielle ;
  • l’uniformisation des messages et directives gouvernementales, à tous les niveaux territoriaux.

Conscientes de l’urgence de la situation et volontaires pour maintenir une activité économique structurante pour le pays conformément aux directives gouvernementales, les 29 550 entreprises du paysage ont désormais besoin de réponses claires pour permettre un redémarrage de la filière. De la même manière, l’Unep travaille au plus proche avec l’ensemble de ses homologues, les instances liées au monde agricole et les autorités gouvernementales pour voir comment assurer la protection du plus grand nombre, mais ne peut avancer efficacement sans le concours du gouvernement.