Les logements représentent près de 30% de l’énergie finale utilisée en France, soit 10% des émissions de gaz à effet de serre. Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050, le rythme actuel de baisse de la consommation d’énergie et de décarbonation des logements doit fortement accélérer. D’après les modélisations réalisées par l’ADEME, le parc de logements devrait être constitué, en 2050, de 80 à 90% de logements classés A et B du DPE, ce qui correspond à la définition officielle de « rénovation performante ». Or en 2024, seulement 6% des logements français sont classés A et B. La rénovation performante des logements est donc indispensable. Celle-ci requiert une approche globale et, dans la grande majorité des cas, la réalisation de travaux d’ampleur, qu’il est possible de réaliser en quelques étapes, à condition de les planifier et orchestrer à l’avance. Dans son nouvel Avis d’expert l’ADEME donne à voir les conditions de mise en œuvre et les opportunités économiques liées à la rénovation énergétique performante des logements.

La rénovation des logements répond à des enjeux environnementaux et énergétiques : économies d’énergie, réduction des émissions de gaz à effet de serre ou encore préservation des ressources. Rendre les logements plus résilients face aux impacts du changement climatique est aussi essentiel pour préserver leur habitabilité. En effet, la rénovation énergétique répond aussi à des enjeux économiques et sociaux. L’exposition au froid, à une chaleur excessive ou une humidité trop importante, a des impacts sur la santé et la sociabilité des occupants. La rénovation de l’ensemble des passoires énergétiques d’ici 2028 permettrait d’ailleurs d’éviter des coûts de santé de près de 10 milliards d’euros par an. Pour ces raisons, la rénovation énergétique doit être intégrée dans une vision globale : elle est l’opportunité de mutualiser les coûts.

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