La Société du Grand Paris veut faire du projet du nouveau métro un modèle d’écoconception, inédit pour un projet de cette ampleur. Cette démarche s’appuie sur une méthode globale, déclinée à l’échelle de chaque tronçon du métro, de chaque gare et de chaque ouvrage.

Elle repose sur trois piliers :

Éviter la destruction des milieux naturels.
Plusieurs mesures sont déjà mises en œuvre sur la Ligne 15 Sud : le déplacement de certaines espèces, la création de barrières pour éviter que des amphibiens pénètrent sur les chantiers ou la mise en place de protections physiques entre les zones de chantiers et les arbres (mousses, protections métalliques…).

Réduire les nuisances environnementales.
L’espace nécessaire aux travaux est optimisé, les périodes de chantiers sont adaptées aux contraintes et rythmes écologiques du milieu naturel, les nuisances telles que le bruit ou la poussière sont atténuées au maximum.

Compenser les dommages causés à l’environnement.
Pour répondre à la perte en biodiversité, plusieurs types d’actions sont déployés : reboisement et entretien de parcelles de forêts franciliennes dans le cadre d’une convention avec l’Office national des forêts (ONF), création de zones humides, toiture végétalisée pour le centre technique de Champigny, création d’habitats favorables au faucon hobereau…

La Société du Grand Paris prescrit également sur ses chantiers l’utilisation de matériaux recyclés, l’optimisation des consommations d’eau ou d’énergie et le recyclage des déchets de chantiers (hors déblais).

La Société du Grand Paris propose aux entreprises accueillant des déblais un accord de partenariat, accompagné d’une charte de bonnes pratiques pour le traitement, le stockage et la valorisation des terres excavées. Le 30 mars 2017, 31 entreprises s’engageront. Elles représentent plus de 200 sites de stockage, réaménagements de carrières, aménagements, plates-formes ou sites intermédiaires de traitement agréés.