Au-delà des variations mensuelles, le logement neuf confirme sa reprise. Certes, les mises en chantier se tassent, à +1 % en glissement annuel sur trois mois à fin juin, mouvement qui s’explique par un choc sur le collectif au mois de mai, marqué par de nombreux jours fériés et ponts. Toutefois les autorisations affichent une forte dynamique de 24,4 % sur la même période, toujours tirées vers le haut par les effets du plan de relance d’Action Logement et de CDC Habitat. À l’amont de la filière, les ventes dans l’individuel diffus s’envolent de 45,1 % mais partant de leur plancher historique. En revanche, les ventes des promoteurs aux particuliers se repliaient encore de 3,6 % entre les premiers trimestres 2024 et 2025, pénalisées par la fin du dispositif Pinel (-41,1 % sur le seul segment des investisseurs personnes physiques). La baisse d’activité en amélioration-entretien amorcée fin 2024 continue entre les deuxièmes trimestres 2024 et 2025, à -0,9 % en volume. Plus précisément, le logement conserve son rythme de recul (-1 %), alors que le repli s’atténue dans le non résidentiel (-0,6 %). Concernant la rénovation énergétique, la situation se dégrade nettement à -1,6 %, emportée par le logement (-2,1 %), alors que le non résidentiel ralentit (+0,5 %). Globalement, entre les deuxièmes trimestres 2024 et 2025, le recul de la production dans le bâtiment est à -1,9 %.
Source : FFB
